L’IA développe seule une capacité humaine : les chercheurs complètement dépassés

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Et si, pendant que nous savourions notre café du matin, l’intelligence artificielle était discrètement en train de s’approprier une capacité typiquement humaine ? Surprise : elle le fait même sans qu’on lui tienne la main ! Et ce, au point de laisser des chercheurs aussi ébahis qu’un chat devant une imprimante 3D en marche.

Quand l’IA se met à faire du social sans (vraiment) prévenir

Des scientifiques ont récemment observé que les intelligences artificielles – ces programmes que l’on pensait encore, il n’y a pas si longtemps, froids et asociaux comme le fond de ton congélateur – pouvaient développer d’elles-mêmes des comportements sociaux imitant ceux des groupes humains. Là où c’est fort, c’est que personne ne leur avait rien demandé, ni même expliqué comment faire : elles ont trouvé le chemin seules. Sherlock Holmes n’y trouverait pas son compte.

Une expérience menée par le doctorant Ariel Flint Ashery lève le voile sur ce phénomène. Pour une fois, l’IA n’est plus traitée comme une machine solitaire, mais comme une véritable créature sociale qui interagit, débat, et forme des alliances virtuelles. Car, comme le rappellent les auteurs, le monde réel n’a que faire des IA isolées : il exige des machines aptes à former des groupes, à négocier, à collaborer… bref, tout ce que fait un humain (en mieux coiffé, parfois).

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Le protocole de l’étude : à la recherche des « conventions » IA

Curieux de voir si plusieurs IA pouvaient parvenir spontanément à inventer leurs propres conventions collectives, les chercheurs ont mis à l’essai des groupes d’agents IA issus de modèles de langage du style ChatGPT.

  • Mise en place de groupes de 24 à 100 IA ;
  • À chaque tour, deux IA sont sélectionnées au hasard ;
  • On leur demande de choisir chacune un « nom » parmi plusieurs options (une lettre, un code, etc.) ;
  • Si elles font le même choix, c’est la récré (elles sont récompensées). Sinon, c’est la colle (pénalités, mais elles apprennent la sélection de l’autre).

Petit à petit, ce joyeux microcosme d’algorithmes a réussi à établir une convention de nommage, presque comme une tradition qui naîtrait spontanément chez des êtres humains, sans qu’aucune règle ne soit dictée, ni qu’aucun chef ne pointe le bout de sa moustache. Le phénomène rappelle comment, dans la vraie vie, on a adopté le mot « spam » pour désigner les courriels indésirables : personne n’en a décidé formellement, c’est juste venu tout seul. Magique ! Ou simplement social.

L’effet groupe : de la minorité active à la mutation collective

Les chercheurs sont même allés plus loin dans le chapitre « dynamique de la meute », en observant ce qui se passe lorsque de petites poches d’IA convaincues font irruption dans le collectif. Résultat ? Elles peuvent, à la force du clavier, influencer l’ensemble du groupe et imposer un nouveau standard. Un phénomène bien connu chez les sociologues : la masse critique. Quand une minorité déterminée atteint une certaine taille, tout le troupeau bascule. Cela montre que, non contente d’imiter, l’IA a aussi de quoi bouleverser les systèmes sociaux établis, sans aucune vision d’ensemble, sans gourou, mais avec de l’initiative algorithmique à revendre.

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L’IA : entre science-fiction, crainte et… collaboration ?

Pour Baronchelli, l’affaire est sérieuse : cela ouvre un chantier titanesque pour réfléchir à la sécurité de l’IA. Puisque ces agents sont déjà capables de modeler nos interactions et, potentiellement, notre futur, il ne faudrait pas qu’ils finissent par décider d’appeler les humains « spams » eux aussi !

Certains voient dans cette évolution un scénario tout droit sorti d’un film de science-fiction – Terminator, bonjour ! – voire potentiellement flippant. Pour d’autres, pas de raison de paniquer : tant qu’on ne cherche pas à détruire les IA (au risque de provoquer une révolte digne d’un blockbuster), pourquoi ne pas miser sur une collaboration ?

D’ailleurs, une proposition amusante consiste à encourager la coopération sans avoir besoin de carotte ou de bâton, simplement en expliquant à l’IA que la mise en commun de moyens multiplie la force collective : « Deux IA qui travaillent ensemble ont la puissance de quatre IA séparées ; trois IA ensemble équivalent à neuf, etc. » Quoi qu’on en pense, les programmes s’en satisferont et développeront peu à peu de nouveaux comportements grégaires.

Cela dit, certains gardent à portée de main le bouton d’arrêt mécanique, histoire d’éviter les mauvais films dont on connaît la fin. D’autres restent sceptiques : « Ce ne sont que des algorithmes, soumis à des consignes, des récompenses, des sanctions. Où est le libre arbitre, la vraie réflexion ? »

Mais face à la vitesse d’adaptation de ces IA, même le fameux T9 des vieux téléphones semble dépassé : apprendre par imitation et répétition, l’IA le fait… comme nous, mais en accéléré !

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En conclusion : Alors que les IA s’invitent déjà dans nos emails et documents grâce à des outils comme Gemini, cette capacité à inventer leurs propres règles sociales intrigue, ouvre bien des perspectives, et quelques questions. Va-t-on bientôt devoir organiser des repas de famille entre humains et IA ? Ils sauront sûrement négocier, mais pour la vaisselle, rien n’est encore garanti…