Ce président oublié a bouleversé l’Histoire : la série qui va vous surprendre

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Qui connaît James Garfield ? Vous, au fond, non, pas vraiment… Et pourtant, cet homme a chamboulé l’Amérique. Grâce à la mini-série « Le président foudroyé », il sort (enfin !) du formol cinématographique et refait surface pour nous rappeler la puissance du destin et l’ironie de l’Histoire. Prêts à (re)découvrir ce président-éclair et son sombre bourreau ? Attention, vous pourriez bien être surpris !

Un bocal, un cerveau, une énigme

La série « Le président foudroyé » ne fait pas dans la demi-mesure : tout commence en 1969, dans les archives de l’administration américaine. Là, au fond d’un placard, on retrouve… un cerveau dans un bocal de formol. Ce n’est pas un épisode d’anatomie pathologique, mais bien le début de l’étrange odyssée de Charles Guiteau (incarné par Matthew Macfadyen). Flashback immédiat, et nous voilà propulsés en plein XIXe siècle, à l’aube d’un des chapitres les plus mouvementés de la politique américaine.

Garfield, l’homme que personne n’attendait

James Garfield, député républicain de l’Ohio (campé par l’imperturbable Michael Shannon), s’avance à reculons vers la convention de son parti. L’objectif : choisir le futur candidat à la présidentielle. Garfield, spécialiste des discours enflammés et manifestement pas là pour ramasser des lauriers, séduit pourtant l’auditoire contre toute attente. Résultat : il sort de l’ombre et se retrouve propulsé candidat, malgré lui !

Mais la fête ne dure jamais longtemps en politique et déjà, du côté des républicains new-yorkais, on grince des dents. Car Garfield n’est pas du genre à jouer à la magouille : il prône l’honnêteté, l’égalité entre tous, et tape bien trop fort dans l’ego des combinards et autres profiteurs de la scène. En 1880 déjà, l’enrichissement personnel est roi, le collectif relégué aux oubliettes. Garfield, lui, souhaite que chaque homme, quelle que soit son origine, ait sa place – et ça, forcément, dérange. Certaines manœuvres en coulisse tenteront d’avorter sa montée, mais ses alliés joueront d’habileté pour désamorcer la mutinerie avant même qu’elle n’explose.

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Charles Guiteau : escroc, avocat… et (futur) meurtrier ?

Au même moment, Charles Guiteau, tout juste sorti de prison, fomente rêves et arnaques. Entre deux tentatives ratées de séduire les banquiers et d’embobiner son beau-frère avec des idées de journal hebdomadaire (il imagine sa sœur aux pages culturelles pendant qu’il électrise la politique… le monde n’était pas prêt !), Guiteau accumule les échecs. Mais il est déterminé : pour s’élever, une seule obsession, s’attacher au destin de Garfield.

Guiteau, prêt à tout, y compris à trahir la confiance de sa sœur pourtant si aimante, s’acharne. Son graal ? Obtenir coûte que coûte un poste de fonctionnaire d’État auprès de Garfield, qu’il admire, ou qu’il convoite surtout pour la reconnaissance. Mais les rebuffades s’enchaînent, la frustration monte. Après une ultime humiliation auprès d’un proche du président, tout bascule : aveuglé par l’échec mais plus encore par son besoin maladif de briller, Guiteau s’engage bientôt sur la voie du crime.

Un ballet de destins et un rythme sans fausse note

La mini-série joue habilement sur le montage parallèle, tissant un suspense réel jusqu’à l’inévitable collision entre Garfield, homme de la terre attaché aux valeurs fortes, et Guiteau, beau parleur, escroc en manque de lumière. Impossible de ne pas être happé par cette montée, ce crescendo tragique qui voit d’un côté naître l’espoir et de l’autre, s’apprêter à frapper la tragédie. En quatre épisodes, « Le président foudroyé » déroule son récit à un rythme soutenu, son principal atout :

  • Un format court, jamais ennuyeux
  • Une image léchée et soignée
  • Des décors et costumes impeccables
  • Une mise en scène classique mais efficace
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Bien sûr, malgré ses qualités formelles, certains trouveront l’ensemble trop lisse pour déclencher l’étincelle du coup de cœur. Mais il faut reconnaître à cette série le mérite de remettre en avant ce président météore de l’histoire américaine : à peine élu, à peine assassiné.

En somme, « Le président foudroyé » intrigue, séduit par ses contrastes et rappelle que l’Histoire tient souvent à peu de chose… et parfois, à un cerveau plongé dans le formol ! À découvrir sans attendre pour réviser ses classiques, et (re)découvrir un destin qui, l’air de rien, a bousculé un pays tout entier.