Découverte stupéfiante : cet animal géant détrône tous les records de la planète

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Non, ce n’est pas une blague ni un poisson d’avril en retard : la baleine bleue pourrait se faire détrôner de son trône d’animal le plus massif de la planète par un géant venu du fond des âges… et du fond du Pérou préhistorique !

La découverte qui fait trembler (littéralement) les records : Perucetus colossus

Depuis des décennies, la baleine bleue mène la danse du gigantisme animal avec ses 30 mètres de long pour plus de 200 tonnes. Oui, même les diplodocus en sont jaloux. Mais tout cela, c’était avant que des paléontologues mettent au jour un cétacé préhistorique du nom de Perucetus colossus, un mastodonte ayant potentiellement explosé tous les compteurs de la planète, non par sa longueur, mais par sa masse corporelle.

Baptisée par l’équipe de Giovani Bianucci de l’Université de Pise, Perucetus colossus aurait bien pu dépasser les 300 tonnes, pour une longueur « modeste » d’environ 18 mètres. Rien que ça. Cette découverte, publiée dans Nature, soulève autant de mâchoires que de questions chez les experts.

Une trouvaille digne d’un film d’aventure paléontologique

L’histoire commence en 2010 dans la vallée d’Ica, au sud du Pérou : Mario Urbina, paléontologue, extrait de la roche ce qui ressemble à d’énormes cailloux. Au début, son équipe, sceptique, n’y voit que des cailloux inhabituels, pas des fossiles. Heureusement, après analyses minutieuses, surprise : il s’agit bel et bien d’os, et pas n’importe lesquels.

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Dix ans de patient dégagement aboutissent à treize vertèbres, quatre côtes et une partie de hanche. L’anatomie indique que Perucetus était un proche parent du Basilosaurus, une baleine aquatique aux belles dents acérées. Grâce à des comparaisons avec des squelettes de baleines actuelles et fossiles, la taille et la masse de ce géant ont pu être esquissées.

Un poids plume ? Plutôt un poids super-lourd ! Mais pas sans mystères…

Si Perucetus ne bat pas la baleine bleue à la course de qui touche le plus loin la ligne d’arrivée (18 mètres contre 30), la compétition de poids est tout autre. Les os retrouvés montrent des signes de pachyostosclérose très marquée : comprenez, des os extrêmement denses et épais, un peu comme si Perucetus avait passé sa vie à la salle… mais version sous-marine.

Cette particularité, aussi observée chez les lamantins et d’autres baleines anciennes, permet de rester immergé sans faire d’efforts démesurés pour flotter ou couler. Grâce à des calculs prenant en compte le rapport entre tissus squelettiques et tissus mous de mammifères marins actuels, les scientifiques estiment que Perucetus pesait entre 93 et 370 tonnes. Un écart de poids qui ferait pâlir n’importe quel coach sportif.

  • Mais attention, la prudence est de mise : il manque la moitié supérieure du squelette.
  • Les proportions de ces baleines anciennes étaient probablement différentes de celles de nos baleines modernes.

Ainsi, pour Nicholas Pyenson, du Musée national d’histoire naturelle, dépasser la barre des 300 tonnes reste difficile à croire, mais même l’estimation basse de 60 à 80 tonnes donne le vertige !

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Travis Park, du Musée d’histoire naturelle de Londres, insiste : même si Perucetus n’était pas un recordman absolu, il jouait dans la cour des (très) grands de son époque, sa masse étant comparable à celle d’une baleine bleue… mais dans une forme totalement différente.

Un mode de vie encore nébuleux : mangeur de coquillages ou charognard XXL ?

Jusqu’à cette découverte, les scientifiques estimaient que les super-baleines n’étaient apparues que récemment, il y a cinq millions d’années, avec l’arrivée d’un océan riche en krill. Or, Perucetus évoluait déjà il y a 37 millions d’années, à une époque où ses cousins étaient des prédateurs actifs, mangeurs de grosses proies comme les poissons.

Mais Perucetus ne semble pas avoir été un chasseur très agile. Exit la course effrénée derrière les poissons ! Il est peu probable qu’il ait été herbivore non plus (on n’a jamais trouvé de baleine végétarienne jusqu’ici…). Alors, quoi ? Peut-être se nourrissait-il de proies du fond marin, telles que des palourdes ou crustacés, ou bien, propose Eli Amson, il était charognard, se délectant de carcasses d’autres grands animaux : buffet à volonté façon jurassique ?

La tête de Perucetus reste pour l’instant un mystère entier. La découverte d’un crâne complet, avec dents, aiderait sans doute à percer ces secrets alimentaires ; si ses proies étaient principalement des bivalves, son crâne et ses dents auraient probablement été adaptés à ce régime.

Seule certitude : la liste des records animaliers pourrait bien devoir être actualisée très prochainement, et les profondeurs du passé nous réservent certainement d’autres surprises colossales. Un conseil : gardez l’œil ouvert lors de vos balades au bord de l’eau, on ne sait jamais ce que vous pourriez déterrer (bon, peut-être pas un Perucetus… mais qui sait ?).