L’attente fut longue, la hype colossale, et l’Upside Down s’est enfin rouvert : chut, Stranger Things saison 5 est arrivée sur Netflix ! Mais, entre émotion, spectacle, et une grosse pointe de frustration, ce retour aussi attendu qu’un train en gare de Hawkins ne laisse personne indemne. Petit tour d’horizon des quatre premiers épisodes… et de ce twist inattendu qui a entaché mon plaisir.
Retour fracassant pour une série devenue culte
Comme une vieille bande d’amis dont l’absence se fait soudain cruellement sentir, ce 27 novembre a été marqué d’une pierre blanche dans l’agenda des fans. Il faut dire qu’après quasiment 1244 jours (ou 3420, si vous suivez la saga depuis le tout départ… mais je vous rassure, ce n’est pas moi qui ai compté !) d’attente fébrile, chaque minute prenait des airs d’éternité. Certains aficionados n’ont pas hésité à veiller jusque tard, quitte à laisser exploser leur dette de sommeil, tout ça pour revoir Eleven, Will, Mike, Dustin, Lucas, Nancy, Jonathan, Steve, Robin… bref, toute la joyeuse bande !
Impossible de rater l’effervescence : avant même que ces nouveaux épisodes ne voient le jour, la série caracolait dans le top 10 mondial de Netflix, repoussant même Mercredi et Squid Game dans leurs retranchements. Et il n’y avait pas que les fans devant leur écran : la plateforme elle-même a craqué, victime d’une petite panne de trois minutes à 2h du matin, preuve que ce lancement était bel et bien celui de l’année !
Une dynamique renouvelée mais une narration en mode gruyère
Entrons dans le vif du sujet : après une saison 4 qui laissait Hawkins en zone de quarantaine militaire, les enjeux sont clairs. Depuis 584 jours, la ville vit sous contrôle strict et notre équipe de choc, soudée comme jamais, veut en finir avec Vecna. Cette mission partagée permet d’explorer la dynamique du groupe, forcément évoluée après presque une décennie passée ensemble à l’écran.
Les personnages gagnent en profondeur et les relations se développent à mesure que les épisodes défilent – chaque épisode durant autour d’une heure. Mais, si la mayonnaise prend du côté humain, la narration, elle, donne l’impression de naviguer en eaux troubles. Le visionnage oscille entre excitation et légère frustration : là où certains épisodes (notamment le 1 et le 4) nous bombardent d’informations, on a parfois la sensation d’être happé par un flot de questions. Dire que j’ai rempli des pages de notes à l’affût du moindre indice, ce n’est pas exagéré !
Encore une fois, Netflix a opté pour la stratégie du découpage en deux parties, histoire de faire monter la pression. Et c’est réussi : on ronge son frein, tiraillé entre l’envie de tout savoir et la nécessité d’attendre la suite. Un supplice ou un brillant coup marketing ? À vous de voir…
Une ambiance maîtrisée, mais LA frustration du twist
Malgré la longueur des épisodes, les frères Duffer ont offert un vrai coup de fouet à l’intrigue : adieu labyrinthes narratifs (du moins, adieu le Hopper en camp militaire), bonjour fluidité et tension bien dosée ! On retrouve cette volonté de renouer avec l’horreur qui avait fait la force des premiers temps, en particulier lors de certaines scènes d’action où le curseur de la tension est poussé à fond, même si la violence est un cran en dessous de la saison 4. Bref, la recette fonctionne, il n’y a qu’à voir les 87 % de critiques positives (Rotten Tomatoes), et les 92 % côté public.
Mais alors, pourquoi diable cette frustration en guise de note finale ? Eh bien, l’un des derniers passages du quatrième épisode renoue – maladroitement – avec une idée déjà peu aboutie de la série par le passé. Sans spoiler, disons que les frères Duffer ont décidé de la ressortir du tiroir, et pour l’instant, cela laisse perplexe. Difficile de ne pas tiquer devant ce choix : on aurait aimé qu’ils trouvent enfin la formule magique pour lui donner (enfin !) toute sa consistance. J’attends de pied ferme de voir ce qu’ils en feront dans la suite.
- Un découpage qui augmente le suspense, mais aussi la frustration
- Des personnages qui gagnent en relief, une intrigue recentrée
- Un effort sur l’ambiance horrifique et la tension
- Mais ce twist final… qui laisse un goût d’inachevé !
Conclusion : entre impatience et curiosité, une saison sous haute tension
Stranger Things saison 5 démarre fort, captive, et réussit à renouer avec ce qui a fait sa renommée : on vibre, on frémit, on s’interroge. Mais la frustration liée à ce twist inattendu, et au découpage de la saison (merci Netflix, encore une fois), est bien réelle. Néanmoins, cette frustration n’est-elle pas au fond le meilleur signe que les frères Duffer tiennent les spectateurs en haleine ? Rendez-vous le 26 décembre pour la suite, en espérant que les réponses soient à la hauteur des attentes – et que la mystérieuse idée remise en jeu trouve enfin une conclusion à la hauteur de l’attachement qu’on porte à Hawkins et ses habitants.

Emmanuel est passionné par l’informatique, l’intelligence artificielle et les innovations technologiques. Il aime vulgariser des sujets complexes pour les rendre accessibles à tous. Curieux et rigoureux, il partage ses découvertes à travers ses articles sur le site.




