“Je n’aurais jamais cru ce final” : ce thriller spatial choque les spectateurs

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Je n’aurais jamais cru ce final : ce thriller spatial choque les spectateurs

Un huis clos spatial aussi oppressant que captivant

THE ASTRONAUT s’impose déjà comme l’événement SF incontournable de cette fin d’année pour tous les amateurs de suspense et d’expériences psychologiques intenses. Disponible sur Paramount+ à partir du 1er décembre, ce thriller spatial porté par Kate Mara et Laurence Fishburne nous emmène dans un retour de mission qui tourne littéralement au cauchemar.

Présenté lors du dernier Festival du Cinéma Américain de Deauville, THE ASTRONAUT n’a pas tardé à faire parler de lui grâce à un bouche-à-oreille enthousiaste chez les fans de huis clos tendus et de mystères en orbite… ou presque. Son intrigue fait habilement planer le doute entre paranoïa, menace extraterrestre et instabilité psychologique d’une héroïne piégée dans une bulle de (fausse ?) sécurité.

Retour sur Terre : la chute est rude pour Sam Walker

Imaginez : après une mission spatiale pour le moins mouvementée, l’astronaute Sam Walker (incarnée par Kate Mara) est retrouvée vivante, seule, à bord d’une capsule endommagée dérivant sur l’Atlantique. In extremis, elle échappe à la mort, mais commence alors une expérience tout aussi périlleuse. Dès son arrivée, la NASA la place en quarantaine, dans une maison ultra-sécurisée, sous l’œil attentif du général William Harris (Laurence Fishburne), qui est aussi, pour ne rien arranger à la situation familiale, son père adoptif.

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Pendant sa convalescence, au lieu de retrouver la sérénité du plancher des vaches, Sam est confrontée à une série de phénomènes troublants dans sa résidence isolée. Au fil des jours, les apparences de normalité volent en éclats : l’angoisse monte, l’isolement pèse, et le doute s’installe. Aurait-elle ramené une entité extraterrestre sur Terre ? Ou bien son esprit la trahit-il après le choc du voyage spatial ? Le scénario brouille savamment la ligne entre réalité, psychose et menace extraterrestre, au point de plonger le spectateur dans un malaise grandissant… jusqu’à un final inattendu qui, sans tout dévoiler, a de quoi sidérer même les plus coriaces !

Un casting brillant et une ambiance à couper au couteau

La force de THE ASTRONAUT réside aussi dans son casting redoutable :

  • Kate Mara, qu’on a déjà vue dans TRANSCENDANCE, LES 4 FANTASTIQUES et SEUL SUR MARS, offre ici une performance tout en intériorité, explorant avec finesse le traumatisme du retour sur Terre et la frontière trouble entre le réel et l’imaginaire.
  • Laurence Fishburne, solide référence du cinéma de science-fiction (vous l’avez peut-être croisé dans MATRIX, EVENT HORIZON ou PRÉDATEURS), incarne avec puissance ce père adoptif militaire, figure à la fois rassurante et inquiétante.
  • À leurs côtés, on retrouve Gabriel Luna, Ivana Miličević et Macy Gray dans des rôles essentiels.

Mais la vraie surprise, c’est la sensibilité de la réalisatrice Jessica Varley, qui signe là son premier long métrage solo. Elle parvient à créer un climat oppressant sans jamais sombrer dans le grand spectacle gratuit. Sa science du détail, de l’angoisse latente, fait basculer ce thriller du côté des grands : on pense aussitôt à des références telles que GRAVITY, MOON ou SEUL SUR MARS pour ce mélange d’espace, d’isolement et de doutes sensoriels.

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Une science-fiction viscérale, sensorielle et résolument humaine

THE ASTRONAUT s’inscrit dans une tradition de thrillers spatiaux et psychologiques où chaque son, chaque silence, chaque regard compte. Le film accorde une grande place à l’expérience corporelle, à la perception et à ce fameux sentiment d’aliénation lorsque la frontière entre l’humain et l’inhumain se brouille insidieusement. L’ambiance rappelle d’autres œuvres lentes, troublantes et sensorielles, telles qu’ANNIHILATION, EX MACHINA ou UNDER THE SKIN.

Il faut également souligner que Jessica Varley rejoint ainsi le cercle encore trop restreint, mais grandissant, des réalisatrices du genre, à l’image de Claire Denis (HIGH LIFE), Ava DuVernay (UN RACCOURCI DANS LE TEMPS) ou Kristina Buožytė (VANISHING WAVES). Produite par Brad Fuller (SANS UN BRUIT, AMERICAN NIGHTMARE, OUIJA), et tournée en Irlande, cette pépite a décidément tout pour figurer parmi les références du genre.

En résumé : THE ASTRONAUT, c’est un huis clos spatial aussi glaçant qu’ultra-sensoriel, une plongée dans les abîmes de la psyché humaine… et un final d’une dimension familiale qui ne manquera pas de vous laisser bouche bée. Pour les amateurs de suspense comme pour les fans de science-fiction intimiste, c’est le rendez-vous à ne pas manquer.