J’ai découvert combien m’a vraiment coûté l’électrique après 30 000 km

Date :

Vous pensiez rouler en Tesla Model Y, c’était la promesse du futur radieux, sans soucis, sans bruit et – surtout – sans ticket de caisse interminable ? Après 30 000 km, voici (enfin !) le vrai coût de l’aventure électrique. Spoiler : il y a de jolies surprises, quelques désillusions et pas mal d’enseignements, tant pour les convaincus que pour les sceptiques du 100 % électrique !

La Tesla Model Y Propulsion, star de la route et des économies ?

Difficile de passer à côté de la Tesla Model Y Propulsion. On la voit partout ! Et pour cause, c’est le véhicule le plus vendu en Europe en 2023, toutes énergies confondues. Premier atout : elle demeure la Tesla la moins chère, surtout avec le bonus écologique 2024 toujours en vigueur pour les modèles sortis de Berlin. Petit clin d’œil au restylage imminent, qui devrait encore booster ses ventes, pendant que la Model 3, elle, rame sans bonus pour l’instant.

30 000 km : consommer moins, consommer plus… et payer (juste !)

Notre bilan débute après un an au volant, quatre saisons où températures et défis météo se sont enchaînés, tantôt en douceur, tantôt façon Sibérie. Résultat ? 6 000 kWh injectés dans les batteries vertes pour avaler 30 000 kilomètres. La moyenne ? 20 kWh/100 km. Loin des 15,7 kWh/100 km annoncés en WLTP par Tesla !

A lire :  Soyez bienveillant avec l’IA : les bénéfices surprenants auxquels on ne pense pas

Pourquoi cet écart spectaculaire ? Première explication, et non des moindres : une grande partie de nos trajets se joue sur autoroute, à vitesse réglementaire, et là… la conso s’envole. Si votre usage est plutôt urbain ou péri-urbain, attendez-vous à de meilleurs chiffres, mais ici, pas de magie.

  • Consommation réelle sur 30 000 km : 20 kWh/100 km
  • Consommation affichée au tableau de bord : 17,8 kWh/100 km (hors pertes et arrêts)
  • Total d’électricité chargée en 2023 : 6 000 kWh

Les outils de suivi comme l’appli Tesla, ou mieux encore Teslamate, permettent d’y voir plus clair, notamment pour séparer charges rapides et lentes. À retenir : la réalité du terrain reste plus sévère que les promesses officielles.

Domicile vs Superchargeurs : où sont vos vrais euros ?

Quel est donc le secret pour payer (vraiment) moins cher ? La maison, tout simplement ! Un abonnement comme EDF Tempo et la note tombe sous les 2 € pour 100 km. À la maison, avec la majorité des charges à 0,11 €/kWh, difficile de rivaliser.

Mais tout le monde n’a pas la chance ou la possibilité de brancher à domicile. Bonne nouvelle : le réseau public s’est considérablement étoffé. Les bornes rapides connaissent même une baisse de tarif bienvenue : début 2024, en France, autour de 0,30 à 0,35 €/kWh chez Tesla, trois fois plus qu’à la maison… mais bien moins que chez Ionity, Totalenergies ou Fastned (0,59 €/kWh, il faut vraiment aimer payer !).

  • Coût d’une charge rapide Tesla en 2024 : 0,30 à 0,35 €/kWh
  • Autres opérateurs : 0,59 €/kWh
  • Supercharge gratuite via parrainage : bonus rare, mais possible
A lire :  Fans de cinéma sous le choc : ces 10 films vont bouleverser 2026

En pratique, sur nos 6 000 kWh annuels, moitié en charge rapide, moitié en charge lente/domicile/au travail. Pour équilibrer, calculons : 0,40 €/kWh pour le rapide, 0,15 €/kWh pour le lent. Le total ? 1 650 € pour 30 000 km, soit 5,5 € / 100 km. C’est l’équivalent d’une thermique qui tourne à 3 litres aux 100 km… avec un prix du litre à 1,80 € !

Thermique vs électrique : qui gagne la bataille du portefeuille ?

Prenons la très populaire Peugeot 3008, essence. Son prix d’appel : 33 560 €. La Model Y la moins chère, bonus écologique inclus, ressort à 37 990 €. Surcoût de 4 430 € donc. Pour la Peugeot, la consommation officielle WLTP est de 6,1 l/100 km, soit environ 11 € pour 100 km (toujours sur la base d’un litre à 1,80 €).

Compte tenu de notre usage plutôt énergivore (et peu flatté !), chaque kilomètre en 3008 coûte deux fois plus cher qu’en Model Y. Résultat ? Le surcoût initial de la Tesla s’efface en à peine plus de 80 000 km, bien avant trois ans si vous roulez 30 000 km/an. Mieux encore : ceux qui rechargent quasi uniquement à domicile pourraient amortir ce surplus en 60 000 km seulement, soit environ 6 ans de route à la française.

Et l’entretien ? Presque zéro chez Tesla sur 90 000 km (pas de vidange, pas de check-ups obligatoires), bien loin des frais côté thermique. Précision d’importance : toutes ces comparaisons s’appliquent à un premier passage de la thermique à l’électrique ; pour les familles déjà équipées en électrique, le calcul change un peu…

A lire :  La nouvelle série SF du maître du suspense va bouleverser votre début 2026

Conclusion : Passer à l’électrique, rêve bleu ou réalité économique ?

Au final, rouler 30 000 km en Model Y Propulsion reste largement plus avantageux financièrement que sur une thermique équivalente, surtout si l’on joue habilement avec la recharge à domicile. Bonus écologique, coût d’entretien minime, et tarifs de charge compétitifs donnent de solides arguments à l’électrique en 2024.

Petit conseil d’ami : avant de foncer pour un SUV de 2 tonnes, pensez à jeter un œil aux plus petits modèles électriques, qui pourraient offrir des consommations encore mieux maîtrisées. Parce qu’en 2024, rouler malin, c’est aussi penser à long terme !