Brad Pitt en astronaute : pourquoi ce film de science-fiction fascine autant

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Quand Brad Pitt lâche son plus beau regard lunaire dans une combinaison spatiale, il ne s’agit pas d’une simple balade dans la Voie lactée ! Ad Astra, le film signé James Gray (et co-écrit avec Ethan Gross), mêle étoffes cosmiques, drame introspectif et visuels à tomber – une expérience cinéma qui fascine autant qu’elle questionne notre place dans l’univers. Pourquoi ce film continue-t-il de captiver et de faire rêver les passionnés d’étoiles, mais aussi ceux friands de questionnements existentiels ?

Une odyssée sur fond de drame familial : l’humain au cœur du cosmos

Ad Astra, sorti en salles françaises le 18 septembre 2019 (et bientôt disponible sur HBO Max à partir du 29 décembre 2025, pour les amateurs de streaming galactique), ne se contente pas d’envoyer Brad Pitt dans l’espace « parce que c’est joli ». Le film réunit un trio d’acteurs solide – Brad Pitt, Tommy Lee Jones et Ruth Negga – autour d’un scénario qui fait la part belle à la contemplation. Roy McBride, astronaute stoïque au self-control à faire pâlir n’importe quel yoga master, se voit confier la mission de retrouver son père, Clifford McBride. Disparu des années plus tôt lors d’un voyage vers Neptune, ce dernier est soupçonné d’être derrière d’étranges et menaçants phénomènes énergétiques qui mettent l’avenir de la Terre en péril.

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Ce périple, loin de se limiter à une expédition interplanétaire, prend la forme d’une enquête, doublée d’une confrontation à une figure paternelle devenue presque mythique. De la Lune à Mars, jusqu’aux confins du système solaire, Roy affronte autant le vide spatial que ses propres zones d’ombre… et personne ne l’entend crier ses blessures intérieures !

Exploration de l’intime et vertige existentiel

Au fil de sa progression vers l’espace profond, Roy doit affronter l’isolement, exhumer ses propres failles et percer les secrets du fameux Projet Lima. Peu à peu, la mission glisse vers un voyage intérieur, où découvertes scientifiques et grands enjeux cosmiques flirtent avec la solitude, la transmission familiale et l’éternelle question de notre place sous les étoiles.

James Gray, pour sa première virée dans le genre science-fiction, inscrit son film dans la lignée d’œuvres aussi ambitieuses qu’Interstellar, Gravity ou Premier Contact. Ici, place aux silences, à la longueur méditative des plans, à une dimension émotionnelle exacerbée plutôt qu’au festival de lasers et explosions du space opera.

Un réalisme visuel qui coupe le souffle

  • Photographie signée Hoyte Van Hoytema, connue pour son style élégant, qui sublime paysages lunaires, froides plaines martiennes ou anneaux de Neptune. Résultat : chaque image mérite sa carte postale intersidérale.
  • Décors naturels privilégiés pour figurer les différentes planètes, enrichis par un travail d’effets visuels pointu et d’éclairages sophistiqués.
  • Collaboration avec des spécialistes de la NASA et des experts de l’aéronautique pour une crédibilité sans faille. Même les boutonneux férus d’astrophysique ne pourront qu’approuver.

Tout cela aboutit à une œuvre plus proche de 2001 : l’Odyssée de l’Espace dans sa structure que du roller-coaster spatial.

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Un film pour qui, et pourquoi tant de fascination ?

Ad Astra vise tout particulièrement les spectateurs appréciant une science-fiction réaliste et introspective – ceux qui aiment se perdre dans l’immensité autant que dans leurs pensées. Brad Pitt y livre une performance d’une rare profondeur, rappelant parfois The Tree of Life, prouvant au passage que même perdu à quelques millions de kilomètres, il garde un charisme gravitationnel…

On peut certes regretter quelques (légères !) longueurs, mais elles servent ici la beauté de la mise en scène et la richesse photographique du film. La prise de risque scénaristique paie, et l’émotion est bel et bien au rendez-vous : la science-fiction y devient prétexte à sonder l’âme humaine plus qu’à faire rugir les moteurs d’un vaisseau.

Le conseil du rédacteur ? Profiter de la disponibilité prochaine d’Ad Astra sur HBO Max pour s’offrir cette pépite spatiale. Plutôt que d’y chercher un simple divertissement, laissez-vous porter par la dimension intime du voyage… et qui sait, peut-être trouverez-vous quelques réponses aux mystères de l’univers – ou au moins à ceux de votre arbre généalogique.