Ce que cache vraiment le titre énigmatique de la nouvelle série SF événement

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Un titre mystérieux, une planète bouleversée, et un showrunner passé maître dans l’art de faire frémir la toile : Pluribus n’est décidément pas la nouvelle série SF la plus attendue de cette fin 2025 pour rien. Décryptage d’un phénomène et d’un titre dont chaque lettre cache un (gros) pan de son ADN…

Le triomphe de Pluribus : la série que tout le monde s’arrache

Pluribus, c’est le raz-de-marée sériel du moment. Depuis son lancement le 7 novembre sur Apple TV avec deux premiers épisodes, la série de Vince Gilligan ne cesse d’affoler les compteurs : tête des programmes les plus vus sur la plateforme, des critiques dithyrambiques et un public à l’unisson. La note moyenne de 86/100 sur Metacritic laisse rêveur, tout comme l’avalanche de compliments qualifiant son pilote de « meilleurs de l’histoire du petit écran » (oui, rien que ça !). Et ce n’est pas Imdb qui dira le contraire : 9,2/10 (avec 8200 notes !) pour le début, c’est plus que les pilotes de Breaking Bad (9,1) ou Better Call Saul (8,4).

Bref, Pluribus débute en fanfare, servant sur un plateau un mystère tentaculaire, riche en secrets. Mais c’est aussi dans le choix même du titre que se cache une grande partie de l’énigme…

Pluribus : un mot, une devise, des sens multiples

Avant de s’aventurer dans les multiples couches d’interprétation, commençons par le commencement : d’où vient donc ce fameux « Pluribus » ? C’est un mot latin, qui signifie « plusieurs » ou « par plusieurs ». Aux États-Unis, ce terme n’est pas anodin. Il fait référence à l’ancienne devise non-officielle du pays, E pluribus unum (« De plusieurs, un seul »), qui évoquait l’unité des états et des peuples américains. Cette formule servait de symbole à l’unité nationale née des treize colonies s’étant rebellées contre le Royaume-Uni pour obtenir l’indépendance, le 4 juillet 1776. D’ailleurs, son écho résonne encore : la phrase s’invite sur certains billets, les passeports et le Grand Sceau américain.

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Depuis 1956, la devise dite officielle a cédé la place à « In God we trust ». Pourtant, E pluribus unum demeure ancrée dans l’inconscient collectif US — et, visiblement, dans celui de Vince Gilligan. Car, comme il l’a confirmé à TechRadar en octobre dernier, le titre de la série est bel et bien un clin d’œil à cette devise. Il précise toutefois :

  • Ne surtout pas voir ici une œuvre qui ne parlerait qu’aux Américains !
  • L’idée de montrer l’union de plusieurs personnes en une seule transcende les frontières et parle à tous
  • Ce message universel : « plusieurs personnes du monde entier ne font qu’une »

Quand le monde ne fait plus qu’un : l’histoire derrière le titre

Dans Pluribus, l’humanité est confrontée à un virus extraterrestre qui contamine la planète entière… à douze exceptions près. Carol Sturka, incarnée par Rhea Seehorn, fait partie de ces miraculés. Quelle conséquence ? La planète tout entière se retrouve interconnectée dans une conscience collective partagée, comme une unique entité aux 7,5 milliards de visages et de corps. Le mystère de cette union s’incarne tout entier dans le titre : de plusieurs, à un seul.

Le générique accentue encore ce symbole : le « i » de Pluribus est remplacé par un 1, formant Plur1bus. On est au cœur de la thématique : une seule entité, entourée du collectif. On peut même y lire l’extrême solitude de Carol, unique « un » encerclée et assiégée par le reste du monde.

Un titre finement choisi : coulisses et second mystère

Choisir ce nom ne fut pas une mince affaire. Vince Gilligan révèle avoir planché sur « plus de 100 titres » durant plusieurs années, avant d’arrêter son choix sur Pluribus… au bout de deux ans ! Autant dire que chaque lettre compte.

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Fun fact pour les plus curieux : le titre de travail, longtemps accroché au projet, était Wycaro 339. Wycaro renvoie à la saga de fiction de pirates écrite par Carol Sturka. Plus amusant encore : à l’oreille, Wycaro ressemble sacrément à « Why Caro(l)? », pile-poil LA question au cœur de l’intrigue – pourquoi Carol a-t-elle été épargnée par le virus extraterrestre ? Sur le 339, mystère total…

Le suspense restera entier : la série détient jalousement ses réponses. Mais une chose est sûre, un nouvel épisode de Pluribus est diffusé chaque vendredi sur Apple TV. Et d’ici-là, on reste tous unis (et un brin fébriles !) devant ce tour de force sériel.

Petit clin d’œil aux fans de science-fiction : certains trouveront même dans Plur1bus une vib’ de La Quatrième Dimension… Pour tous les autres : il n’est pas trop tard pour rejoindre la conscience collective !