Préparez-vous à frissonner : Barcelone n’a jamais semblé aussi ténébreuse. En six épisodes secs comme un coup de matraque, « Cité des ombres » débarque sur Netflix pour réclamer votre attention et, soyons honnêtes, probablement votre soirée entière. Partez sur les traces d’un cadavre suspendu à une des façades les plus emblématiques de la capitale catalane. Attention : addiction pure en vue !
Le polar espagnol, une histoire d’amour Netflixienne
Impossible de passer à côté : Netflix et le polar espagnol, c’est un couple qui dure. Preuve à l’appui avec « Cité des ombres », thriller sombre orchestré par Jorge Torregrossa. La série adapte le livre Le Bourreau de Gaudí (Actes Sud), premier tome de la saga littéraire de l’inspecteur Milo Malart, écrite par Aro Sáinz de la Maza. Si vous aviez déjà la fièvre pour les polars venus du sud, préparez le plaid et le popcorn !
Barcelone, star sombre et suffocante
Laissez tomber les ramblas ensoleillées et la carte postale. La série plante le décor dans une Barcelone nocturne et oppressante, où l’architecture du maître Gaudí n’est plus un simple décor, mais devient théâtre du crime. Dès l’ouverture, le ton est donné : le corps calciné d’une victime est pendu à la façade de La Casa Pedrera, chef-d’œuvre de Gaudí transformé en scène de crime lugubre. Ambiance, ambiance…
La caméra de Torregrossa se joue des clichés touristiques. Oubliez la carte « must-see », ici chaque rue, chaque courbe de pierre, cache son lot d’ombres et de secrets. La cité catalane s’offre ainsi une métamorphose captivante, digne de Londres dans Luther — ou comment faire passer la Sagrada Familia pour le sommet du frisson urbain…
Un duo de flics cabossés au sommet – et sans aliens
Au centre du jeu, un tandem que tout oppose :
- Milo Malart, incarné par Isak Férriz, inspecteur brillant mais indiscipliné, mis à pied pour insubordination des Mossos d’Esquadra (oui, les fameux « agents d’escadron »), qui se retrouve réquisitionné pile au moment où ce meurtre symbolique éclate, bouleversant toute la ville.
- Rebeca Garrido, inspectrice adjointe campée par Verónica Echegui, dans son dernier rôle avant son décès en août dernier à 42 ans.
Côté dynamique ? Ça explose : l’intuition obsessionnelle de Milo versus la rigueur analytique de Rebeca. Vous pensiez à un duo ficelé à la X-Files, version méditerranéenne ? Vous y êtes, sans aliens ni vaisseaux, mais avec des traumatismes bien terrestres, entre affrontement et complémentarité. Classique ? Oui, mais magistralement exécuté, justement parce qu’il ne fait pas semblant de réinventer la roue : efficacité et tension garanties.
Mini-série à vibrations maximales
Le vrai tour de force : six épisodes, tous servis sur un plateau. La série ne s’éparpille pas, ne nous laisse pas sur un abîme de frustration. Ici, pas de saison deux hypothétique, ni de cliffhanger posé là pour faire joli. Juste une intrigue, une résolution, et entre les deux, une plongée intense dans les coins les plus sombres d’une ville menacée par l’invisible.
Avec « Cité des ombres », Torregrossa propose un « noir méditerranéen » : version sudiste du très « nordic noir », où toute la densité de la ville et la noirceur de ses recoins s’expriment avec force. Les amoureux du genre apprécieront, assurément.
Prêts à plonger dans cette énigme catalane ? Vous voilà avertis : chaque minute défile sans s’essouffler, chaque plan distille l’inquiétude, et chaque révélation vous pousse à relancer l’épisode suivant.
Et si cet article a réveillé chez vous des envies de découverte, pensez à explorer les conseils streaming d’AlloCiné, véritable mine d’or pour cinéphiles curieux – parce qu’un bon polar appelle (souvent) un prochain coup de cœur.

Emmanuel est passionné par l’informatique, l’intelligence artificielle et les innovations technologiques. Il aime vulgariser des sujets complexes pour les rendre accessibles à tous. Curieux et rigoureux, il partage ses découvertes à travers ses articles sur le site.




