“Encore lui ?” : le réalisateur le plus décrié s’attaque à Alone in the Dark

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C’est officiel : il revient. Oui, lui. Encore lui. Le cauchemar des gamers, la bête noire des cinéphiles, le « Ed Wood de notre époque » (ce qui n’est pas flatteur, ni pour l’un, ni pour l’autre), s’apprête à récidiver. Uwe Boll va de nouveau s’attaquer à Alone in the Dark. Préparez les pop-corn… ou l’eau bénite.

Un retour que personne n’avait souhaité

Voilà presque dix ans que beaucoup pensaient s’être débarrassés du phénomène. Entre 2016, date de la sortie de Rampage: President Down, et 2025, année annoncée pour Run, Uwe Boll s’était tenu éloigné du long-métrage. Ouf, souffle-t-on, épargnés d’une nouvelle odyssée nanarde. Mais que nenni : tel un boomerang maléfique, le réalisateur allemand revient, armé d’une nouvelle lubie cinématographique. Pourquoi ce retour sur le devant de la scène (ou sur une scène, mineure…)? L’argent ? La quête d’attention ? Ou, rêvons un peu, le véritable amour de se retrouver sur un plateau de tournage ? Allez savoir – toutes les hypothèses sont ouvertes.

Mais ne nous y trompons pas, l’embellie fut brève. Après Run et l’annonce d’un Citizen Vigilante avec Armie Hammer, on aurait pu croire qu’il en avait fini avec l’adaptation de jeux vidéo. Que nenni, gamers ! Uwe Boll n’en a pas terminé de saccager vos licences favorites.

Alone in the Dark : The Return (et ce n’est pas une blague)

La prochaine victime en date ? Alone in the Dark, la saga culte de survival horror, issue d’Infogrames Entertainment, dont les droits d’adaptation viennent d’être acquis par Uwe Boll et sa société Event Films auprès de THQ Nordic (source : The Hollywood Reporter). Un frisson vous parcourt l’échine ? Les amateurs de Lovecraft et d’enquêtes paranormales (puisque le jeu met en scène Edward Carnby dans ce genre d’aventure) n’osent pas espérer un film palpitant, mystérieux et poétique… Mais patience, l’espoir fait vivre !

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D’ailleurs, le cinéaste lui-même a rassuré (ou fait frémir ?) les foules en annonçant : « Nous capturerons l’esprit et l’époque des jeux originaux et suivrons l’histoire du nouveau jeu. Nous avons hâte de relancer la franchise et de choisir notre nouveau Edward Carnby. »

Reste à savoir si cette promesse se traduira par une adaptation fidèle du scénario du septième opus sorti en 2024, dans lequel (sur console, pas à l’écran !) David Harbour (Stranger Things) et Jodie Comer (The Bikeriders) prêtaient leurs traits aux deux héros, Edward et Emily, partis enquêter dans un sinistre sanatorium à la recherche de l’oncle disparu de cette dernière.

Boll et les jeux vidéo : un historique pas franchement rassurant

Les plus optimistes parmi nous s’interrogent : et si, cette fois, Uwe Boll réussissait vraiment à « capturer l’esprit » du jeu ? Mais la mémoire collective pèse lourdement : en 2005, le réalisateur n’en était pas à son premier essai en matière de nanars vidéoludiques. Après House of the Dead (déjà épique deux ans plus tôt), il s’était risqué à Alone in the Dark avec un budget encore plus dodu (20 millions de dollars, contre 12 pour House of the Dead). Résultat : une œuvre jugée pire (oui, c’est possible) que celle consacrée à Sega, et qui, loin d’être sauvée par un second degré ou une aberration burlesque, se retrouvait alourdie d’un cynisme désabusé et d’un manque d’innocence.

Pour dire, Alone in the Dark 2005, bien qu’involontairement drôle, échangera l’aura un brin sympathique de House of the Dead contre quelque chose de beaucoup plus désagréable. On a donc toutes les raisons de craindre pour la suite. D’autant que cette fois, le réalisateur ne cache même pas ses ambitions commerciales : il aurait déjà songé à décliner Alone in the Dark non seulement en film mais aussi en série. On en frémit d’avance (et pas seulement de peur) !

  • Alone in the Dark, déjà écorché une première fois par Boll en 2005
  • 20 millions de budget pour un chef-d’œuvre du mauvais goût
  • Un projet de film et possiblement une série en préparation
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Pourquoi tant de haine (et pourquoi remettre ça) ?

La question reste entière : qu’est-ce qui pousse Uwe Boll à s’infliger – et à infliger aux fans – une nouvelle adaptation ? Les observateurs ironisent déjà sur la rivalité pour le trône du « pire réalisateur » de tous les temps (d’aucuns pensaient qu’il se jouait entre les artisans des naufrages d’ASOIAF/Game of Thrones et la responsable de l’effondrement de The Witcher…).

Quoi qu’il en soit, l’annonce d’un nouvel Alone in the Dark signé Uwe Boll, avec des ambitions de relance de franchise, donne à la communauté des gamers plus d’inquiétude que de raisons de sauter de joie. Peut-être, qui sait, serons-nous surpris ? Mais pour rester dans l’ambiance, mieux vaut garder sa lampe-torche allumée et son second degré à portée de main…