La série HBO qui rivalise avec House of the Dragon explose tous les records

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Qui aurait cru que l’ombre de Pennywise pouvait rivaliser, chiffres à l’appui, avec celle d’un dragon Targaryen ? Pourtant, HBO a trouvé la recette : « It: Welcome to Derry » débarque avec fracas, électrisant les téléspectateurs et causant quelques cauchemars au passage. Retour sur un début fracassant et sur cette série prête à définir une nouvelle ère de l’horreur télévisée.

Un lancement qui affole les compteurs

C’est l’événement horrifique du moment : It: Welcome to Derry, préquel attendu de l’univers Stephen King, a fait une entrée aussi fracassante qu’un clown surgissant d’un caniveau. En seulement trois jours, la série a captivé 5,7 millions de téléspectateurs sur HBO, toutes plateformes confondues. Ce démarrage canon la propulse sur le podium des plus gros démarrages de la plateforme, juste derrière deux mastodontes de la chaîne : House of the Dragon et The Last of Us. De quoi recevoir sans sourciller le titre de « phénomène » – Pennywise peut en sourire… ou grimacer.

Mais le succès ne se limite pas au public : les critiques abondent, avec 78% d’avis favorables sur Rotten Tomatoes et un score très honorable de 61/100 sur Metacritic. Certains voient même dans la série « une expansion richement construite de la mythologie de la franchise » ou encore « un excellent préquel » – pas mal pour un clown en chaussures trop grandes.

Retour à Derry : la malédiction en héritage

Pour les nostalgiques des films It (2017) et It Chapter Two (2019), pas d’inquiétude, vous êtes en terrain connu – ou plutôt maudit, vu l’endroit. Cette fois, la série explore les origines du célèbre clown maléfique Pennywise dans l’Amérique des années 1960, et plus précisément à Derry, ville qui semble collectionner les traumatismes comme d’autres les cartes postales.

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Derrière le projet, Andy Muschietti, Barbara Muschietti et Jason Fuchs reprennent du service, épaulés par la présence terrifiante de Bill Skarsgård dans le rôle du clown. La première saison, ancrée en 1962, s’attache à révéler comment Derry est progressivement devenue ce sinistre aimant à phénomènes surnaturels. Nostalgie garantie : le design de production, scrupuleusement fidèle à l’époque, a été chaleureusement salué, tout comme la bande-son, qui enveloppe la ville d’une tension presque irrespirable.

  • Exploration du trauma historique et de l’inquiétude cosmique
  • Plongée dans l’histoire maudite de la ville, au-delà du seul sombre Pennywise
  • Équilibre entre frayeurs surnaturelles et tension sociale

Une distribution et des frissons salués

Il serait injuste de ne pas mentionner le jeu des acteurs, unanimement applaudi. Citons notamment les performances de Taylour Paige et Jovan Adepo, qui prêtent vie – et parfois mort de peur – à leurs personnages dans cet univers suffocant. Pennywise, quant à lui, s’impose comme une créature métamorphe et imprévisible, multipliant les formes de la terreur comme d’autres changent de chemise. Mais – et c’est rare de l’admettre pour une production horrifique – certains spectateurs pourront regretter une petite déception par rapport aux films : le clown n’est pas omniprésent à chaque instant étrange. Finis les bonds toutes les cinq minutes, place à une tension qui s’installe, s’étire, et explose… parfois là où on ne l’attend plus.

Pennywise, Derry et un héritage à défendre

Au final, It: Welcome to Derry tire sa force de sa capacité à combiner horreur surnaturelle et réalisme social. Sans se limiter à expliquer les origines du clown, la série tisse une plongée inquiétante dans l’histoire sombre de la ville. La diversité des terreurs proposées, la beauté glaciale de la reconstitution des sixties et la bande-son oppressante constituent la recette gagnante de cette réussite.

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Forte de son démarrage, la série prouve que, sur HBO, les dragons ne sont plus seuls à cracher le feu ! Alors, prêt à affronter vos peurs à Derry ? Conseil d’ami : ne descendez pas dans les égouts…