“La créatrice s’y attendait” : pourquoi cette série SF a été annulée sans surprise

Date :

Star Wars a connu des hauts, des bas, et même des plongeons vertigineux dignes des canyons de Naboo. Mais rarement une dégringolade aura été aussi prévisible que celle de The Acolyte, série promue à grand renfort de dollars et de promesses, avant d’être sabrée plus vite qu’un duel au sabre laser raté. Retour sur une annulation annoncée… et sur la franchise inattendue de sa créatrice.

Un immense espoir… et un crash digne d’un X-wing déréglé

Diffusée l’été dernier sur Disney+, The Acolyte devait être la nouvelle étoile dans l’univers Star Wars. Avec un budget astronomique de 230 millions de dollars – soit près de 30 millions par épisode (sur huit au total), la série faisait déjà figure de blockbuster. Mais parfois, même avec la Banque Intergalactique en soutien, la Force ne suffit pas : le succès attendu s’est évaporé plus vite que l’humidité sur Tatooine.

The Acolyte s’est imposée (malgré elle) comme l’un des plus gros échecs de toute la saga de science-fiction. Une performance qui a de quoi réveiller Yoda… ou au moins faire tousser le comptable de Disney+.

L’avis tranchant de la presse et du public : pour une fois, tout le monde est d’accord

Les chiffres d’audience, déjà moribonds, n’ont pas arrangé l’affaire : la série a été démolie à la fois par la critique professionnelle et par le public. Les spectateurs, connus pour leur indulgence légendaire envers les productions Star Wars (ou pas), lui ont attribué une note moyenne de 2,5 sur 5. Pour situer l’ampleur du crash : même Le Livre de Boba Fett – largement considéré comme une catastrophe industrielle – fait mieux, avec une moyenne de 3,1 sur 5.

A lire :  Votre connexion WiFi est-elle espionnée ? Les signes qui doivent vous alerter

Malgré un démarrage encourageant, The Acolyte a vu ses audiences fondre de semaine en semaine, comme un anneau de glace dans la lave de Mustafar. Le public a rapidement tourné la page, préférant manifestement retourner voir des classiques ou se rappeler le bon vieux temps où Han tirait le premier…

Des obstacles avant même le décollage

Difficile de briller lorsque la préparation au lancement est elle-même mouvementée : la série a été la cible de campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux, dès avant sa diffusion. Certains groupes, pas vraiment abonnés à l’ouverture d’esprit, l’avaient même rebaptisée The Wokalist (sic), pointant la diversité du casting avec plus d’ironie que de respect. De là à dire que la Force de lobbying de certains fans a été puissante, il n’y a qu’un pas.

La créatrice s’y attendait : honnêteté galactique

L’annulation de la série n’aura surpris personne – et surtout pas l’équipe de The Acolyte. Dans un entretien accordé à The Wrap, la créatrice, Leslye Headland, s’est montrée d’une franchise rare : « Cela n’a pas été une surprise pour moi. (…) Une fois que j’ai commencé à recevoir certains appels téléphoniques au sujet de la réaction du public et des critiques et les audiences de la série, je me suis dit : ‘OK, maintenant c’est clair, j’ai compris le message’ », a-t-elle déclaré sans langue de bois. « Je respecte totalement la décision qui a été prise, bien que cela me rende triste. »

Pas de posture défensive ou de fuite en hyperspace pour Leslye Headland : malgré l’échec public, elle reste fidèle à son travail et à sa passion pour Star Wars. « Je n’ai aucun regret », confie la créatrice du programme, dont la première (et unique) saison est dès à présent disponible sur Disney+. La Force n’a pas parlé en sa faveur, mais elle assume son parcours, sans rien renier.

  • Un budget colossal de 230 millions de dollars
  • Des audiences et critiques en berne (note spectateurs : 2,5/5, pire que Boba Fett)
  • Une cible privilégiée des campagnes de dénigrement sur les réseaux sociaux
  • Une annulation sans surprise, pleinement acceptée par la créatrice
A lire :  Un nouveau bouton secret révolutionne la façon de se repérer sur l’appli

Peut-être The Acolyte trouvera-t-elle, dans quelques années, le statut culte réservé aux œuvres mal aimées qui, qui sait, vieillissent bien comme un bon whisky Corellien. En attendant, si vous voulez vous forger votre propre avis, la saison demeure visible sur Disney+ – parce que dans l’univers Star Wars, tout le monde a droit à une seconde chance… ou à un revisionnage curieux.